Des yeux comme un obturateur, un esprit comme un objectif

Author Johnny Loco

Nous le faisons tous ! Nous prenons constamment des photos de choses autour de nous : superbes paysages, aventures, nourriture, gens. C’est presque devenu une seconde nature de prendre des photos, de capturer un moment et de le partager instantanément avec les autres. Mais nous le monde ne veut pas partager ses moments, en particulier Vivian Maier!

 

https://www.youtube.com/watch?v=zya5kG_9cFw

Vivien Maier - Une vie secrète

Ce ne fût pas avant son décès (New York, 1926 -2009) que sa passion a été mise à jour lorsque qu’un coffre contenant 100 000 de se négatifs a été mis aux enchères. Ce fût l’introduction au monde d’une maitresse inconnue de l’art de la photographie de rue, que certains considèrent comme une capture authentique du combat quotidien de la vie des États-Unis au 20e siècle.


Vivian Maier était une nounou solitaire qui a documenté chaque moment de sa vie à New York, à Chicago, en France, en Afrique du Sud et en Asie. Elle a photographié des parties intéressantes de la vie urbaine américaine, de la destruction de vieux bâtiments pour créer de nouveaux, aux vies invisibles des démunis et de la classe ouvrière. Ce qui rend son travail unique est sa capacité à se rapprocher d’un individu, à entrer dans l’espace personnel, à « violer » leurs vies et à capturer ses moments.


La qualité de son travail s’ajoute à son histoire, elle peut être comparée à de célèbres artistes contemporains tels qu’Elliott Erwitt, Joel Sternfeld, Garry Winogrand, Joel Meyerowitz et Sally Mann. Ce n’est pas vraiment ce que vous pourriez imaginer d’une nounou professionnelle à plein temps !

Différent dans le bon aspect du terme 

Son caractère ressemble beaucoup à celui de Mary Poppins: elle était excentrique, mystérieuse, libre, une âme fière et sous-estimée par de nombreuses personnes. C’est peut-être cette étrange similitude qui ajoute de l’intérêt et du cachet à son histoire. Avec un appareil photo modeste, n’ayant qu’une seule vitesse d’obturation, aucun contrôle du focus, aucune possibilité de régler la profondeur de champ, elle a réussi à aiguiser son talent en prenant des photos durant son temps libre.


Vivian n’était vraiment pas matérialiste, recueillant de nombreux objets qu’elle avait trouvé dans la rue, livres d’art, journaux et bibelots. Le plus impressionnant est que personne de son entourage ne l’avait vu travailler ni ne connaissez ses talents. Elle n’a jamais parlé d’un désir de gagner sa vie grâce à la photographie, mais cultivait plutôt un air ‘d’inconnaissabilité’ pour la séparer du reste. La masse de négatifs non développés qu’elle a laissé derrière elle suggère qu’elle aimait le processus complet de capture du moment, presser le bouton pause, mais qu’elle s’intéressait peu au résultat final.

Jetez un œil 

Certains diront que le mystère qui entoure cette histoire est plus intéressant que l’œuvre elle-même. Il n’existe qu’un moyen de le savoir ! Un documentaire appelé ‘A la recherche de Vivian Maier’, détaillant le périple de l’homme qui a découvert son travail, est actuellement projeté dans de nombreux festivals du film cette année. Nous vous recommandons d’aller le voir !  http://www.findingvivianmaier.com/

- Johnny Loco -

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